dimanche 11 juillet 2010

La presse parle d'Imaginarium

Le Progrès – Jeudi 29 Avril 2010

L’imagination prend le pouvoir pour le jeune public
Trois étoiles


La Cie « Le Songe d’une Planche à Vif » présent un spectacle jeune public « Imaginarium », histoire de la rencontre d’un garçon de dix ans qui a perdu sa capacité à rêver avec une drôle de fille qui va lui apprendre à redonner de l’importance à ses rêves.
Lui, petit garçon à lunettes un peu coincé, cherche à raisonner.
Elle, fillette plein de vie, s’invente des mondes extraordinaires où il n’y a rien à comprendre, seulement à croire.
A partir d’entretiens avec des enfants et adultes sur la frontière entre réalité et imaginaire, Sarah Seignobosc et Grégoire Blanchon mettent en scène la poésie d’histoires individuelles.
En modulant une maquette retransmise sur un écran par un vidéoprojecteur, la petite fille s’amuse à changer le décor avec trois fois rien, telle une scientifique de laboratoire des rêves.
Les deux enfants se retrouvent alors dans un pays où « Tout bouge » et où rester immobiles leur fait courir le risque d’être transformés en statue de sel.
C’est avec énergie que les comédiens, Leïla Anis et Grégoire Blanchon, font revivre leur âme d’enfant sur la scène.
L’univers sonore quant à lui, remonte la mécanique de nos boîtes à musique.
Après cela, nous sommes convaincus de l’utilité de se raconter des histoires et d’aller au théâtre pour en entendre encore. Il paraît que cela guérit quelque chose en nous…

Sacha Steurer

Imaginarium


Imaginarium


avec Leïla Anis, Grégoire Blanchon et Benjamin Gibert
écrit par Sarah Seignobosc et Grégoire Blanchon
mise en espace de Grégoire Blanchon

mise en jeu de Sarah Seignobosc
travail sonore, visuel et spatial de Benjamin Gibert
travail sur la lumière d'Yves Louisgrand
conseil artistique de Magali Bonat


Léo, dix ans, ne rêve plus, n'imagine plus:

Quand j'étais petit
Entre l'âge de quatre et huit ans
Mon père a inventé énormément d'histoires
Des personnages imaginaires
Notamment un garçon qui a grandi en même temps que moi
Il lui a donné une identité
Il s'appelait Théo
Il avait une maison
Il avait une histoire
C'était un petit garçon qui adorait son papa
Quand mon père rentrait à la maison et que j'avais du mal à aller vers lui
Il me réclamait en disant
Je reviens de chez Théo
Lui au moins il a été vraiment gentil avec moi
Il m'a sauté dans les bras et il m'a dit
Mon papa que j'aime
Qu'est-ce que je suis content de te voir

Au contact de Lelle, mystérieuse petite fille, il va se créer un "Imaginarium", laboratoire d'imaginaire où les contrées intérieures deviennent réelles.


19 représentations du 20 au 30 Avril 2010 au Théâtre des Clochards Célestes à Lyon (69).


jeudi 26 novembre 2009

Le Web parle encore "Dire, peut-être."

Voici un lien vers un blog, Parole de bègue:
http://paroledebegue.free.fr/blog/index.php?post/2009/11/17/Dire%2C-Peut-%C3%8Atre-%3A#c993
Vous y trouverez un compte-rendu et une critique de "Dire...".
Bonne lecture.

samedi 7 novembre 2009

Dire, peut-être. Le Net en parle...

chamagi
-Brillant ! - 10/10
Excellent spectacle : texte, jeu et performance des acteurs, thématique, tout y est, tout est juste et de qualité. On rit, on pense - plus tard ... On y repense. C'est intelligent et pertinent sans jamais être pesant ou didactique ou ... Bravo ! Nous avons passé une excellent soirée et il apparaît que cet avis était partagé par toute la salle.


-Dire Peut-être - 8/10
Ce spectacle m'a beaucoup plu de par la proximité avec les acteurs, j'ai tout de suite été "aspiré" et je n'ai pas vu le temps passer. Quel talent ! décor très simple mais je pense que même sans décor l'effet aurait été superbe !


teddybear
-quelle mise en scène! - 8/10
La mise en scène est bien faite, un vrai plaisir! Les effets langagiers du plus bel effet et la réflexion intéressante! La belle interprétation des deux comédiens sert parfaitement cette pièce bien écrite! Je reste juste un peu sur ma faim en terme de durée(1 heure)mais je suis très content! Merci

Sur le site de BilletRéduc: http://www.billetreduc.com/32810/evt.htm?nr=1

mardi 3 novembre 2009

Dire, peut-être. Photos






Crédits photos: Michel Cavalca

dimanche 7 juin 2009

Dire, peut-être.

Crédits Photo: Benjamin Gibert

Dire, peut-être.
Le Songe d'une Planche à Vif

Dire peut-être. a été écrit à partir d'entretiens avec des personnes présentant une aphasie, un bégaiement, la maladie d'Alzheimer... ou bien de personnes utilisant le la parole dans leur profession (comédiens, avocats, psychanalystes, ouvriers, etc...). Ce spectacle est le fruit de la recherche de la Compagnie lyonnaise du Songe d'une Planche à Vif autour de la prise de parole. Mené par Grégoire Blanchon, metteur en scène et orthophoniste, il est étayé par les écrits de linguistes, philosophes, psychologues, neuropsychologues, dramaturges, poètes, théologiens, etc...

Qu'est-ce que prendre la parole? Peut-on dire le Monde? Quelle souffrance/Quel plaisir cela fait naître chez celui qui se risque à cette tentative? Quel pouvoir celui qui « dit bien » a sur celui qui « dit mal »? Que faut-il dire (ou ne pas dire)? Comment se situe-t-on face aux règles du langage? Dans la norme? Dans la marge? Et d'abord, qu'est-ce que la norme du point de vue du langage?...

Mue par un désir de théâtre ludique, en question et au plus près des interrogations humaines fondamentales, l'équipe de ce spectacle propose une fable qui pourrait se résumer ainsi: Un comédien et une comédienne, sur un plateau, parlent, se parlent. Mais qu'est-ce que c'est parler, au juste?

Après son cycle sur les relations familiales ("J'étais dans ma maison et j'attendais que la pluie vienne" de Jean-Luc Lagarce, "La Ménagerie de Verre" de Tennessee Williams et "Tout contre Léo" de Christophe Honoré), Le Songe d'une Planche à Vif inaugure un cycle sur le Dire avec "Dire, peut-être.".


Avec Pauline Laidet et Julio Guerreiro

Mise en scène: Grégoire Blanchon

Scénographie: Benjamin Gibert

Création Lumières: Yves Louisgrand

Aide au travail corporel: Anne-Sophie Fayolle

Saison 2009/2010

Théâtre des Marronniers/Lyon

du Jeudi 29 Octobre au Mardi 10 Novembre 2009 (à 20h30 et le dimanche à 17h00. Relâche le mercredi).

A Saint-Etienne en 2010

dates et lieux à préciser.

mercredi 15 avril 2009

Article Les Trois Coups/La Ménagerie de Verre

Vendredi 19 décembre 2008

La Ménagerie de verre (critique), Théâtre des Marronniers à Lyon


Tennessee Williams revisité !

Hier soir au Théâtre des Marronniers de Lyon, on pouvait voir une représentation de la pièce qui a rendu Tennessee Williams célèbre en 1945, « la Ménagerie de verre ». Pièce de la cruauté par excellence, la Compagnie Le Songe d’une planche à vif nous en réservait une mise en scène surprenante et très rythmée.

La Ménagerie de verre raconte une histoire de famille terrible. Cela se passe aux États-Unis dans les années trente. Le père, travaillant à la Compagnie du téléphone s’est spécialisé dans les « longues distances ». Comprenez qu’il a fui sans laisser d’adresse et qu’il n’a envoyé qu’une carte postale en seize ans. Il a laissé ses deux enfants, Laura et Tom, entre les mains de leur mère Amanda, totalement détruite par l’échec de sa vie et littéralement terrifiante avec sa progéniture. Elle est folle, pour ne pas dire hystérique. Elle vit dans le souvenir de ce qu’elle a été, avant de le rencontrer lui, avant qu’ils existent eux.

Sous prétexte de leur permettre de vivre mieux qu’elle, elle les pousse, les secoue, les tiraille, les violente sans cesse. Tom rêve de partir, mais il fait son devoir et travaille dans l’entrepôt proche de chez eux, pour entretenir sa famille. Laura est une enfant fragile, « infirme ». Elle souffre d’un handicap que sa mère lui reproche de ne pas « compenser ». Elle est trop timide pour étudier et pour oser franchir le seuil de la maison. On lui cherche donc un mari, non sans peine, car elle semble dépourvue de « charme » selon sa propre mère. Ce trio infernal, rongé par les dévorants liens familiaux, rappelle par moments le théâtre de Lagarce, ou de Koltès.

Cette tragédie moderne aurait pu être pesante, on aurait pu passer une mauvaise soirée. Pourtant la pièce a été jouée de façon fraîche et légère, sans pour autant perdre son sens. Voilà le fruit d’un travail de mise en scène audacieux.

© Michel Cavalca

En effet, les trois jeunes comédiens sur le plateau intimiste du petit Théâtre des Marronniers ont été plus que surprenants. D’abord parce qu’ils ont inventé une mise en scène décapante. Ils s’échangent les rôles au fil de la pièce avec finesse et humour. Notez qu’il est assez drôle de voir une mère folle à lier mesurant 1,90 m en robe pailletée se caresser la barbe en plein repas de famille. Un quatrième personnage intervient au moyen d’un écran de télévision, nonchalamment posé au centre de la scène.

Cet écran montre d’abord une vidéo des animaux du parc de la Tête-d’Or, de « la ménagerie » que les Lyonnais connaissent bien. Puis elle se transforme en personnage à part entière. Je trouve souvent ce genre d’effet artificiel et ennuyeux. Cela n’a pas été le cas ce soir parce que le montage vidéo est pertinent et drôle, et que le comédien qui apparaît à l’écran est tout aussi méritant que les trois autres. Car c’est la force de ce spectacle. Les jeunes comédiens de la Compagnie Le Songe d’une planche à vif sont incroyables.

Ils sont jeunes, ils sont frais, ils sont beaux, ils sont inventifs et, surtout, ils sont bourrés de talent. Ils sont capables de jouer tous les rôles, de varier les registres, d’être drôles et tragiques. Ça peut en agacer certains. Tout comme le côté un peu festif du spectacle, ça a parfois des allures de spectacle de fin d’année. Moi, j’ai été séduite par leur audace, par leur exigence de qualité malgré des moyens modestes et par le fait qu’ils ont su me communiquer leur plaisir d’être là, ensemble, ce soir. Ce sont de grands jeunes comédiens qu’il faut aller voir. Décidément, le Théâtre des Marronniers ne me réserve cette année que des bonnes surprises !

Maud Sérusclat

Les Trois Coups

www.lestroiscoups.com


La Ménagerie de verre, de Tennessee Williams

Compagnie Le Songe d’une planche à vif

Mise en scène : Grégoire Blanchon

Assistante à la mise en scène: Alexia Chandon-Piazza

Avec : Leïla Anis, Thierry Jolivet, Clément Bondu, Grégoire Blanchon

Scénographie et son : Benjamin Gilbert

Lumières : Grégoire Cutzach

Régie : Xavier Davoust

Théâtre des Marronniers • 7, rue des Marronniers • 69002 Lyon

Réservations : 04 78 37 98 17

www.theatre-des-marronniers.com

Du 10 au 23 décembre 2008 à 20 h 30, le dimanche à 17 heures, relâche les 15 et 16

Durée : 1 h 10

14 € | 11,50 €| 10 €